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Le parc national de Lochern se situe en plein cœur de l'Outback australien, à 700 km des côtes du Queensland, à 150 km au sud-ouest de Longreach, dans une région à la fois désertique pendant la saison sèche (le Dry) et inondée le reste de l'année (le Wet). C'est un petit parc (90 000 ha) accessible uniquement par la piste qui rallie Longreach à Windorah. Cette route, parsemée de bull-dust (trous parfois traîtreusement remplis de poussière), n'est empruntable qu'en 4x4.
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| Paysages |
Très isolé, ce parc est un véritable sanctuaire naturel dédié à la conservation. Ancienne propriété d'élevage extensif de moutons et de bovins, il a été déclaré parc national en 1993 pour préserver intactes certaines communautés végétales. C'est le point de rencontre de trois bio-régions : la Channel Country, les Terres à Mulga et les Plaines de Mitchell Grass. Il en résulte une grande variété de biotopes où l'on retrouve les bois à Mulga et à Gidgee (Acacia aneura et cambagei), les vastes plaines de Mitchell Grass (Astrebla sp.) et
les landes à Bluebush
(Chenopodium auricomum). Le parc est bordé à l'est par
la rivière Thomson
et fait partie de son bassin versant. Lors de la saison humide, elle déborde largement formant de nombreux canaux. Ici, l'homo touristus est une espèce rare et, d'ailleurs, peu d'infrastructures lui sont réservées mis à part quelques places de camping le long de la rivière.
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 La rivière Thomson
 Les landes à Bluebush
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| Faune |
Après avoir traversé plusieurs écosystèmes différents, il reste comme une impression étrange : plus la nature paraît hostile, brutale, extrême et plus la vie y explose, explorant avec ingéniosité la palette des solutions adaptatives possibles. A l'instar de la flore, la faune y est d'une étonnante diversité. Ne vous étonnez pas de rencontrer de fières troupes bondissantes de
wallaroos
ou de kangourous gris et roux, de voir surgir
le rapide émeu
à la longue foulée, d'être surpris par une envolée colorée de
galahs
(perroquets roses et gris) ou d'éviter de justesse un
dragon barbu
ou un taïpan se dorant sur la piste. Ceux ne sont que quelques unes des découvertes insolites qui attendent le courageux promeneur.
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 Le dragon barbu
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| Gestion |
Comme pour une bonne partie des parcs isolés, un couple de rangers y est basé à année entière.
Helen
et
Graham
, aidés de leur jeune fils
Ben
, assurent les travaux de gestion quotidienne (entretien des pistes, des voies d'accès aux aires réservées aux visiteurs,
brûlages dirigés
,…), les études biologiques, l'accueil des touristes et la mise en place des infrastructures qui leur sont destinées. Ils organisent aussi des journées d'information sur différents sujets et sont impliquées dans les organisations locales (brigade rurale anti-feu,…).
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 Les brûlages dirigés
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| Contribution |
Deux membres de l'association (
Pascal Seyer
et
Nicolas Arnaldi-Martin
) y ont réalisé leur stage en milieu professionnel. Ils sont venus apporter leur aide à Helen qui entamait son 5e mois de grossesse (des jumeaux s'il vous plait). Ce stage fut long de deux mois d'expériences, de découvertes et d'émerveillement et nos apprentis rangers ont notamment participé aux activités suivantes : étude de la petite
faune et de la végétation du parc, programmes de contrôle des espèces introduites, réalisation de brûlages dirigés pour régénérer les milieux, participation à une étude sur l'écologie des plaines d'inondation, …
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 Pascal
 Nicolas
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